Troubles

Affres de l’angoisse au cœur maltraité
Je vacille sans comprendre aux humeurs nauséeuses
Dans mes veines coule un lent poison qui paralyse mes muscles
Aspire mon ventre et noue ma gorge.
Je ne peux plus marcher,
Je ne peux plus avancer dans la vie que comme un moribond,
Je n’ai plus envie de rien, et rien n’attise en moi de désir,
Que le sombre dessein d’en finir.
O mélancolie.
Je sais que tu t’immisces en moi
Comme un fiel diabolique,
Et me jettes à genoux
Comme un héros vaincu.
Vaincu, terrassé, à plat ventre dans la poussière, 
Sans plus aucune force,
Même pas celle d’attendre,
Je n’existe plus. 
Soudain, au plus profond du vide,
Le soleil se lève,
Inattendu, inespéré, impossible.
L’araignée s’éloigne alors,
Emmenant lentement sa toile de détresse.
Calme éphémère, lumière brisée, rire voilé,
Car tu reviens sans cesse,
Fermer mes yeux d’un voile de tristesse

 Rémy V.

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