Les caractéristiques principales de l'alexythimie sont :
- une grande difficulté à nommer et à exprimer des émotions ;
- une pensée centrée sur les faits et événements concrets (pensée opératoire) ;
- une tendance à agir ses émotions plutôt qu'à les verbaliser.
Les signes initiaux de l'autisme peuvent se remarquer dès la première année. Le nourrisson ne porte pas d'intérêt à son entourage. Il reste passif, mou. Sa posture ne se modifie pas lorsque son parent s'apprête à le prendre dans les bras (ce qui est habituel dès quatre mois). Il présente souvent des difficultés alimentaires. Plus tard, deux symptômes principaux apparaîtront au tableau clinique :
- un isolement extrême : ils semblent n'être heureux que seuls et ne porter d'intérêt qu'aux objets qu'ils manipulent de façon stéréotypée, en chantonnant ou en se balançant.
- un besoin impérieux de l'immuable : changer de place un objet peut provoquer une énorme crise d'angoisse.
Le langage est souvent absent et, s'il apparaît, c'est de manière écholalique (ils répètent les sons entendus comme un écho). L'enfant n'utilise pas le pronom "je" mais le "tu" ou le "il" à l'image de celui utilisé par l'adulte.
Bettelheim (La Forteresse vide, 1967) considère l'autisme comme un mode de défense radical contre une angoisse d'être détruit.
Le pronostic est souvent des plus réservés, d'où la nécessité de déceler la pathologie le plus tôt possible.
C'est le représentant de toutes les pulsions primaires. Il forme avec le Moi et le Surmoi, les trois instances gouvernant le fonctionnement psychique.
Le concept de «castration» ne répond pas juste à la notion habituelle de mutilation des organes sexuels mâles mais désigne une expérience psychique complexe, vécue inconsciemment par l'enfant vers l'âge de 5 ans et décisive pour l'assomption de sa future identité sexuelle.
En fait, c'est l'expression consacrée pour désigner la réaction affective qui fait suite au constat de l'absence de pénis chez la fille. L'enfant doit accepter que son sexe ne lui permettra jamais de concrétiser ses intenses désirs sexuels à l'égard de sa mère.Du fait de son statut imaginaire, la castration devient le prototype symbolique de toute perte et de toute incomplétude narcissique. L'expérience inconsciente de la castration ne se réduit pas à une étape du développement sexuel ou à un moment chronologique, elle est sans cesse renouvelée tout au long de l'existence de l'individu.
Contrairement à ce que l'on pourrait penser, les brimades "castratrices" provenant des parents ou des éducateurs, visant à réprimer les activités masturbatoires, ne font que sensibiliser à l'angoisse de castration. Elles ne la créent pas.
Le clivage est un mécanisme caractéristique de la phase schizo-paranoïde - phase qui précède la position dépressive. Il consiste à maintenir l'objet persécuteur et terrifiant séparé de l'objet aimé et secourable, assurant ainsi au moi une relative sécurité. Le clivage est une condition préalable à la constitution du bon objet interne à laquelle parviendra le moi une fois élaborée la position dépressive.
L'érotomanie est l'illusion délirante d'être aimé(e). En général, ce délire passionnel comporte trois phases : l'espoir, la déception, la rancune.
"Les appellations de cas limites, états limites ou de border-lines correspondent aux mêmes entités morbides, [...] termes utilisés pour désigner des formes pathologiques répertoriées et en marge autant des états névrotiques que des états psychotiques" (J. Bergeret).
Parmi eux, se trouvent la séduction, la castration et la scène primitive. Ils ont une fonction d'activateur des pulsions et d'organisateur de l'expérience.
Il s'agit d'une opération réelle, imaginaire et symbolique condensée dans la personne du père dont le rôle est primordial quant à structuration psychique de l'individu. Au cours du conflit oedipien, la problématique met en cause trois personnes : la mère, le père et l'enfant. L'enjeu est donc d'ouvrir le mode relationnel pour qu'il devienne triangulaire, c'est-à-dire que le tiers (l'autre : à la fois même et différent) soit pris en compte.
- père symbolique : une loi interdictrice contre l'inceste ;
- père réel : celui qui possède le phallus (signifiant du désir convoité par la fille et le garçon) ;
- père imaginaire : la représentation qu'a l'enfant de son père.
C'est un processus psychique par lequel un sujet assimile un aspect, une propriété, un attribut de l'autre et se transforme totalement ou partiellement sur le modèle de celui-ci.
L’identification projective est un terme introduit par M. Klein pour désigner un mécanisme qui se traduit par des fantasmes, où le sujet introduit sa propre personne en totalité ou en partie à l’intérieur de l’objet pour lui nuire, le posséder ou le contrôler. C'est le prototype d’une relation d’objet agressive. Ce fantasme est la source d’angoisses comme celle d’être emprisonné et persécuté à l’intérieur du corps de la mère ; ou encore l’identification projective peut, en retour avoir la conséquence que l’introjection soit ressentie “...comme une entrée en force de l’extérieur dans l’intérieur en châtiment d’une projection violente”. Un autre danger est que le moi se trouve affaibli et appauvri dans la mesure où il risque de perdre, dans l’identification projective, de “bonnes” parties de lui-même. L’identification projective apparaît comme une modalité de la projection. M. Klein parle d’identification en tant que c’est la personne propre qui est projetée.
La psychanalyse a repéré trois interdits fondamentaux, en ce sens qu'ils conditionnent l'entrée de l'homme dans la culture : celui de l'inceste, du cannibalisme et du parricide. Ils fondent la Loi. Cette dernière borne la jouissance, indiquant ce qui est possible et ce qui ne l'est pas.
La phase de latence correspond à la période du développement infantile qui commence au moment du déclin du complexe d'Oedipe et qui s'achève au début de la puberté. Elle se spécifie par une désexualisation des relations objectales au profit d'un investissement accru des activités intellectuelles (contre-investissement et sublimation).
C'est l'instance intégratrice, de contrôle qui, tout à la fois, tente d'assurer une équilibration entre les pulsions et les défenses et l'adaptation à la réalité, même si une large part des conflits qu'il gère et des défenses qu'il met en oeuvre fonctionnent de manière inconsciente.
Le concept d'objet désigne une modalité de la relation à l'autre telle qu'elle apparaît dans la vie fantasmatique de l'enfant et qui renvoie à un clivage de l'objet en bon et mauvais, selon que cet objet est ressenti comme gratifiant ou frustrant.
Ce terme désigne les syndromes déficitaires portant sur les facultés intellectuelles.
Il faut entendre par «phallus» un fantasme selon lequel la possession d'un pénis procure et signifie complétude et puissance.
Au cours de cette phase, l'enfant n'appréhende que des parties du corps de la mère et il vit également son corps comme morcelé. Il y a un clivage entre les bons (gratifiants) et les mauvais objets (frustrants). Les bons sont introjectés et les mauvais projetés à l’extérieur. Le clivage est un mécanisme de défense caractéristique de la phase schizo-paranoïde. Il consiste à maintenir l’objet persécuteur et terrifiant, séparé de l’objet aimé et secourable, assurant ainsi au moi une relative sécurité. Il est la condition préalable à l’instauration du bon objet interne, à laquelle parviendra le moi une fois élaborée la position dépressive. Chaque objet est réel et fantasmatique à la fois.
Selon M. Klein, la position dépressive fait suite à la phase schizo-paranoïde. La répétition des expériences de retrouvailles avec la mère permet à l’enfant d’intégrer que la mère-objet qu’il attaque fantasmatiquement est aussi la mère-environnement. En même temps que se construit l’objet, l’enfant prend conscience de ses pulsions agressives. La mère est alors vécue comme un objet total envers lequel s’exprime la pulsion de destruction. La peur d’avoir détruit la mère envahit l’enfant et le sentiment de culpabilité fait suite à sa rage destructrice. C’est l’accès à la position dépressive et le signe que l’enfant est en train de faire la synthèse de ses pulsions d’amour et de haine et de distinguer la part fantasmatique de la réalité.
Il caractérise la sphère consciente ou préconsciente du fonctionnement psychique. L' «énergie» psychique est prise en charge par les représentations et s'écoule de façon contrôlée sous le primat du principe de réalité qui consiste à examiner toutes les possibilités de satisfaction pulsionnelle et, au besoin à l'ajourner.
Les psychoses présentent une symptomatologie assez typique.
Les traits suivants sont tout particulièrement spécifiques :
- idées délirantes ;
- hallucinations ;
- troubles du cours de la pensée;
Au tableau clinique, figurent également
- une altération du contact avec la réalité ;
- une absence de conscience vis-à-vis du vécu morbide ;
- une atteinte profonde de la personnalité, accompagnée le plus souvent de perturbation de la relation aux autres, avec parfois des conduites d'isolement ;
- ...
La multiplicité des courants thérapeutiques a conduit à élaborer de nombreuses hypothèses quant aux causes de la psychose, sans qu'aucune ne s'impose vraiment. Aujourd'hui, la plupart des auteurs s'accordent pour dire que la psychose résulte d'une pluralité de facteurs : génétiques, biologiques, psychologiques et sociaux.
Le plus souvent, la maladie psychotique nécessite une prise en charge psychiatrique avec une prescription de neuroleptiques, qui ont considérablement amélioré le quotidien de ces patients.Les psychoses infantiles peuvent se manifester très tôt, dès la première année pour l'autisme, à une période un peu plus tardive (l'acmé se situant vers 3 ou 4 ans) pour la psychose symbiotique, décrite par Mahler, et caractérisée par le fait que l'enfant n'arrive pas à se percevoir comme un être séparé de la mère à laquelle il reste fusionné, après une phase de développement apparemment exempte de troubles pour la schizophrénie infantile. Les hypothèses étiopathogéniques sont variées mais pourtant elles aboutissent toutes à pointer l'existence d'un trouble très précoce des échanges entre les parents et le bébé, incongruents et où la réciprocité est insuffisante. Le diagnostic doit être posé le plus précocement possible, de manière à éviter le risque d'une évolution déficitaire, qui en l'absence de soins adéquats au meilleur moment, serait inéluctable et irréversible.
"Une des premières définitions de la psychosomatique semblait suffisante, pragmatique, en tout cas, selon deux paramètres
- l'un, restrictif, définit la médecine psychosomatique comme l'étude des composantes psychiques de toutes les maladies envisagées jusque-là comme organiques ;
- l'autre, extensif, range sous le même terme l'étude de l'accompagnement de toutes les maladies "(Jacques Caïn, Le symptôme psychosomatique, Ed. Privat, 1971, p. 120).
La pulsion est un des concepts clés de la psychanalyse. Il est né d'un constat par Freud d'une opposition entre les excitations extérieures et les excitations d'origine interne pour lesquelles aucun échappatoire ne permet de s'y soustraire et qui soumettent le système psychique à une pression en vue de les satisfaire. Elle exige un certain travail psychique de la part du sujet pour tenter de les maîtriser ou de les éteindre.
La pulsion ne peut s'observer comme telle. On ne peut l'approcher que par ses dérivés que sont les représentants pulsionnels et les affects. Freud la définit ainsi : "Le concept de pulsion nous apparaît comme un concept limite entre le psychique et le somatique, comme le représentant psychique des excitations, issues de l'intérieur du corps et parvenant au psychisme, comme une mesure de l'exigence de travail qui est imposée au psychique par suite de sa liaison au corporel" (Freud, Pulsions et destin des pulsions, 1915).
Les pulsions se caractérisent par :
- la poussée : la force pulsionnelle se mesure à l'intensité du travail psychique qu'elle impose au sujet ;
- le but : il est toujours d'obtenir la satisfaction ;
- l'objet : il est le moyen par lequel la pulsion peut atteindre l'extinction de la tension ;
- la source : elle est le processus qui surgit dans un organe ou une partie du corps.
Il faut noter une tendance à la fixation aux premiers objets et malgré tout la nécessité de se contenter d'objets substitutifs. Au départ, les pulsions sont dites partielles, c'est-à-dire nées de zones corporelles séparées. Par la suite, elles s'organisent en un tout, subordonnées au primat de la génitalité.
Le retournement en son contraire, le renversement sur la personne propre, le refoulement, la sublimation, l'isolation, l'annulation, la formation réactionnelle, la projection, le clivage, ... sont différents destins des pulsions.Pulsions de vie : elles tendent à rassembler, à unifier.
Pulsions de mort : elles visent la destruction, la séparation, la désagrégation et la disjonction. Invisibles, elles travaillent en silence et cherchent à réduire à zéro les excitations. Elles ne se manifestent jamais à l'état pur mais intriquées avec les pulsions de vie.
Il faut entendre par scène primitive la ou les scènes où l'enfant a été ou a fantasmé être le témoin du coït parental. Plusieurs mécanismes entrent en compte :
- l'identification à l'un des deux partenaires ou aux deux et assez souvent dans le sens de la passivité ;
- la projection de sa propre agressivité de sujet, cette scène étant vécue comme sadique à cause des bruits, cris ou gémissements ;
- le sentiment d'abandon qu'induit chez l'enfant le fait d'être exclu des relations qu'entretiennent ses parents.
Il est l'héritier du complexe d'Oedipe, puisqu'il se constitue à partir des interdits parentaux acceptés et intériorisés. En fait, il se constitue à partir du surmoi des parents. Petit à petit, l'enfant fait sienne ces exigences et la conscience morale se forme.
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