Vos témoignages

Cette page vous est réservée. Vos témoignages peuvent concerner aussi bien votre expérience de la psychothérapie que les moments-charnières ou les épreuves de la vie. Vous pouvez envoyer vos textes par e-mail, par courrier. L'anonymat est garanti. Communiquer est un partage, merci à vous !

Martine (laminée par la spirale de la violence sournoise)

J'ai lu votre livre et je n' ai pu dormir de la nuit.... oui le passage du passif agressif est tout à fait ce que j ai vécu pendant 17 ans avec une composante perverse. Cela répond à ma culpabilité d'avoir vu mon couple couler ou plutôt ne jamais exister. Je ne pouvais pas rentrer dans son intimité et cela provoquait un vide en moi. Je ne sentais jamais son amour sauf de rares fois en 17 ans - de quoi être très frustrée. Je devenais triste et très anxieuse. Jamais de disputes, je me ramassais et je cédais car nous avions trois enfants. Je devenais triste et très anxieuse. Combien de questions et de croyance que c'était moi le problème ! Le mutisme, la non communication m'ont laminée. A la fin, il me critiquait devant tous ses amis et cela me revenait en boomerang car je ne pouvais réagir. Je subissais jusqu'aux pires pensées. C'est là qu' il se montrait pervers : gentil devant autrui et m'humiliant à la maison. Puis, il m' a demandé de revenir un an après la séparation mais ma colère était tellement forte. J'étais estomaquée. Et, je ne vous raconte pas le divorce qu' il m'a fait vivre... je commençais à peine à respirer. Combien d'années sans pouvoir dire ce que je vivais, ne comprenant pas ses réactions aux choses simples de la vie. Je perdais toute ma vitalité. Il ne faisait rien  pour moi ou la maison. J'ai été jusqu'a l'épuisement après mon troisième enfant. Là il est parti dans une spirale  perverse pour que je parte car il avait plusieurs maîtresses. La vie était si terne. Je n'avais plus de désirs de rien car il me les refusait, parce que cela ne lui convenait pas. Après, il me disait mais fais ce que tu veux !  jamais de discussion et de partage. Aurait- on pu faire quelque chose avant le crash final ? Aujourd'hui,  c est difficile. Toujours des Larmes quand je le vois.  Je suis sur un mode très défensif  face au remarques surtout les siennes. La dernière : "j'avais pas besoin que tu t'occupes de moi ". J'ai laissé mon travail pour lui. Je connais le chômage. J'étais gaie, franche, ouverte, avec beaucoup d'amies... Je suis maintenant renfermée et triste et ma souffrance est là. Ma vie est suspendue mais je tiens pour mes enfants qui sont biens dans leur peau heureusement. Mais ils n'ont pas de vraie relation avec leur père. Il les exclut de sa vie. Les aînés sont majeurs, donc pour lui, ce  n est plus de son ressort. Le petit, il lui fait un coin dans une chambre qui grandira si celui-ci vient. Personne ne comprend mon désarroi. Il me fait passer pour une manipulatrice et  on croit le père exploré de ne pouvoir jouer son rôle. Que faire pour me relever de tout ça ? Il y a urgence pour moi 

Patrice (expérience en psychothérapie)

Je souhaite vous remercier chaleureusement pour votre écoute et votre profonde bienveillance. Je n’imaginais pas la puissance d’une telle expérience, et l’efficacité du mouvement intérieur induit. Se dire en confiance libère une énergie douce et paisible, durable. Le vrac immédiat se condense et finalement s’évapore, une fois devenu non significatif ; c’est étonnant. Comme il est étonnant d’observer le décalage entre un fait et une perception ; la lecture du mail ce mardi mettait en évidence de manière flagrante la banalité du contenu et la subtilité du chemin émotionnel lié… ; presque un plaisir ! Je suis émerveillé par le mot signifier, tellement un petit rien peut devenir ce grain de sable si gênant… Il me semble avoir touché un point de contact précis et bien localisé ; l’exploration est fructueuse. Le fait de pouvoir suivre le fil de pensée, hors objection et hors opinion, tout en s’autorisant à ressentir l’énergie émotionnelle qui veut bien se montrer, donne accès une certaine plénitude, plutôt agréable, in fine. J’avais envie de partager ces quelques mots.

Linda (mythomanie)

Je ne demande pas de jugement mais de l'écoute.
Ce que j'ai fait est très mal. Je suis une menteuse née et j'ai 39 ans. Je n'arrive pas à m'en défaire. Je mens pour tout et pour rien, pour me faire voir, pour qu'on m'aime, qu'on s'intéresse à moi, pour rendre les gens heureux autour de moi aussi.... J'essaye de ne pas mentir mais je n'y arrive pas. Je commence à voir une psy demain ...
Voilà mon histoire : En 2011 j'ai inventé que j'étais gravement malade parce que j'étais sur le point de perdre mon travail. J'avais besoin d'amour, qu'on me soutienne, qu'on me plaigne aussi. A cette époque, une amie, qui m'a crue, m'a aidée financièrement. J'avais honte mais je prenais. Je n'ai pas réussi à stopper ce terrible mensonge. J'avais soif d'argent. Cette amie a été pour moi comme un ange gardien. Elle est décédée, il y a 1 mois. J'ai honte d'avoir menti. Et j'ai peur que ça se sache !!!!!! Je pense sans cesse à mourir. Je pleure tous les jours. Je ne mange plus rien. J'ai écumé tous les service de voyance par SMS, tél, etc. Je suis perdue, complètement perdue. Jai très mal. Ne Me jugez pas s'il vous plaît. J'ai envie de changer d'être droite, réfléchie. Pardon.

Bénédicte (retrouvailles avec soi-même)

Je n'ai aucune nouvelle de la personne en question et ne cherche pas, plus, à en avoir. J'ai brûlé tous les courriers; ses photos en le regardant une dernière fois et en le traitant de salaud (enfantin peut-être mais c'est ma façon d'exorciser le mal), j'ai fait le ménage!!!
Il devait m'aider à faire des travaux de peinture et bien je me suis jetée à l'eau et je l'ai fait moi-même comme une grande, moi qui n'ai jamais bricolé et le résultat est plutôt pas mal et je suis même fière de moi!!! Je me suis lancée à corps perdu dans mon travail, comptant bien en retirer les fruits (éventuelle promotion à l'horizon) mais en parallèle je fais des démarches pour changer de travail et me rapprocher des Flandres!!! Et oui vous m'avez boostée et permis de lever des blocages, certains dus à un manque de confiance en  moi. Maintenant ma réflexion est que je dois briller pour moi et non  plus pour un homme. Il m'aura fallu cette expérience pour avancer dans ma vie personnelle ? Je le pense car je me sens maintenant au gouvernail de ma propre vie et j'en suis presque ivre!! Tous les jours ne sont pas roses, non, mais je ressens une force, une confiance que jamais je n'avais ressenties auparavant. C'est pour cela que je ne suis pas triste de la fin de cette relation, je ne regrette plus cet homme. Je me dis qu'il s'est servi de moi pour son bonheur, qu'il m'a trompée, leurrée, alors que moi j'ai cru en cette histoire. En terminant notre histoire de cette façon pour des raisons qui lui sont propres, il m'avait comme poignardée mais aujourd'hui je considère qu'il m'a fait un fabuleux cadeau !!! Maintenant je fais les choses pour moi, je n'attends plus rien de personne, je veux construire mon futur en y oeuvrant sans compter sur l'aide d'un autre. J'ai décidé d'organiser une petite fête pour mon anniversaire avec mes enfants et mes amis, avec ceux qui me sont fidèles et attachés.
Mon inquiétude est par rapport à une future rencontre masculine? comment faire confiance, comment maintenant savoir si ce qu'il ou elle me dit ou me montre est la réalité ou une façade? J'ai aimé un mirage, quelques fois son corps me manque car nous faisions l'amour avec un tel accord, je ressentais tellement de bonheur!!! tellement en accord avec lui!!! je pense que c'est là que je le regrette le plus, qu'il me manque le plus. Est-ce que je retrouverai une telle harmonie?L'avenir le dira.

Christine (violence conjugale)

Lorsque j'ai rencontré mon futur mari, j'avais 24 ans. C'était ma première relation sérieuse et sexuelle, j'avais été élevée avec des principes d'un autre temps (le premier c'est le bon, et ce genre de choses), par un père despotique et violent, je ne connaissais pas grand chose de la vie, sans instruction car déscolarisée à 12 ans pour travailler, je crois que j'ai été attiré par le milieu social de mon mari, le niveau intellectuel et culturel j'entends, ce qui me manquait cruellement dans mon milieu familial.
Nous avons déménagé à plusieurs reprises au cours des cinq années qui ont précédé notre mariage, pour ses études, son service militaire, sa carrière professionnelle. Je me suis adaptée (boulot, reconversion etc...) à chaque situation sans jamais voir venir de projets en commun.
Un jour, j'en ai eu marre, j'avais envie, à 28 ans, de construire une famille. Alors j'ai demandé à l'homme que j'admirais et avec qui je m'étais engagée déjà sur un chemin de vie de devenir plus concret dans notre relation, surtout moins égoïste en lui laissant le temps de la réflexion et dans l'attente de sa réelle motivation à le vouloir. Ne voyant rien venir, j'ai rompu, j'ai repris ma liberté. Pendant trois mois et demi, j'étais satisfaite de m'être "débarrassée" de l'égoïste. J'avais des appels téléphoniques et une attention que je n'avais pas eue pendant notre vie commune. Je me sentais presque coupable de l'avoir congédié ! Pourtant au fond de moi je ressentais la nécessité de mettre un terme à cette relation stérile et je lui expliquais que pour moi c'était bel et bien terminé. J'ai fini par lui rendre visite avec la conviction d'aller lui faire comprendre définitivement que nos cinq années de vie commune n'avait rien donné de probant en ce qui me concernait et que je voulais construire, à mon âge, autre chose, avec une autre personne... Un samedi soir, je suis allée jusqu'à chez lui (2H30 de route) et lorsqu'il a ouvert la porte, je me suis retrouvée devant un homme bourré de charme et de gentillesse, un petit dîner aux chandelles avec feu de cheminée, musique douce, petits plats dans les grands, son écoute, sa compréhension, ses excuses pour ses comportements égoïstes et sa demande de reprendre notre relation... le prince charmant rêvé ! J'ai craqué. Et là, j'ai fait une erreur terrible parce que je voulais être honnête. J'ai fait la bêtise de dire à mon amoureux transit que j'avais fait une rencontre qui s'était avérée courte et éphémère. Il a réagi assez violemment (verbalement), je me suis mise, en quelque sorte, dans la situation de fautive car j'ai joué à la pseudo-psy qui comprenait sa blessure, lui qui n'avait pas pris la décision de rompre et qui était resté "amoureux" !? C'est moi qui lui ai demandé, les jours suivants, s'il voulait s'engager dans le mariage. Deuxième erreur. Il a "pardonné mon écart" et nous avons fixé une date de mariage. Avec le recul, bien plus tard, j'ai compris que j'aurais dû me taire ou comprendre à sa réaction que notre relation était finie.
Nous nous sommes mariés. L'ambiance fut mauvaise, sa famille ne voulait pas de cette union et mes parents ne sont pas venus. La semaine suivante, je disais à un collègue de travail que j'avais invité à la noce que la prochaine fois ce serait mieux... c'était sorti de ma bouche tout seul.
le 1er janvier, dans la voiture qui nous ramène à la maison, mon mari me cherche des noises auxquelles je ne comprends rien et je me tais pour ne pas envenimer l'atmosphère détestable que mon mari instaure. Lorsque je baisserai la poignée de porte de notre appartement, je serai poussée violemment par derrière en entendant une voix diabolique me dire qu'on ne peut plus me souffrir, me piffer, et finirai neutralisée sur le dos en prenant des coups de poings d'une force phénoménale en pleine figure. Je me souviendrai toute ma vie du poids de mon mari sur mon corps, des nuances de blanc opaque qui s'affichaient dans mes yeux, de l'impuissance, de la violence des coups et d'avoir cru mourir à cet instant. Je me suis sauvée, terrorisée, en pleine nuit, complètement hagarde, je ne comprenais toujours pas ce qui m'était arrivé et encore moins pourquoi. Je me suis réfugiée trois jours chez des amis, je n'étais pas en situation pour partir du jour au lendemain, je n'ai pas voulu accepter l'échec de mon mariage, j'ai cru que les choses finiraient par s'arranger. Troisième erreur.
Même si j'avais eu peur de la violence qui m'était tombée dessus comme une averse de pluie au printemps, je n’ai pas eu de véritable surprise en ce qui concerne la violence elle-même. Je l’avais subie pendant mon enfance, mon adolescence et je m’étais séparée de mon agresseur d’alors : mon père, et m’en était allée de l’avant. Je croyais m’en être débarrassée définitivement et voilà que je devais la rencontrer à nouveau sur mon chemin,…
Je n’ai jamais eu de véritable explication avec mon mari au sujet de sa violence, et, petit à petit, la vie reprit son cours normal.
Je me suis présentée au poste de Délégué du personnel dans mon entreprise et j’ai fait là une quatrième erreur. Je me suis retrouvé dans une situation de harcèlement tellement difficile que j’ai fini par faire une dépression.  J’ai lâché prise et me suis retrouvée au chômage. C’est là que nous sommes partis de Paris pour habiter en campagne en achetant une vieille maison avec des travaux titanesques… enfin un vrai projet en commun, croyais-je ! Au début, mon mari a continué à travailler sur Paris et ne rentrait que les week-ends pendant que je travaillais dur aux tâches de rénovation. Ensuite, il a trouvé une activité dans notre environnement pendant que je créais mon entreprise. Comme par hasard, il a enfin souhaité être papa. Je me suis dit que je n’allais pas tomber enceinte du jour au lendemain mais trois semaines après sa demande de paternité, c'est chose faite. J’ai géré la situation et rassuré les partenaires publics qui finançaient la majeure partie du projet jusqu'au jour, où par téléphone, il les a envoyé se faire f... Il venait de ficher en l'air tout mon travail. Je n’en croyais pas mon esprit. Mon mari avait montré publiquement un comportement solidaire et je n’avais pas vu qu’à la maison le discours était négatif, redondant de négativité à mon égard. L’échec du projet et la frustration de tant d’énergie et d’espoir devenus obsolètes sur les simples paroles de mon mari sont passés aux oubliettes face à la grossesse qui évoluait.
Un soir, je ne sais pourquoi, j’étais enceinte de huit mois et demi, je reçus, de nouveau, une raclée en bonne et due forme. Je me souviens n’avoir pu que me mettre à quatre pattes pour protéger mon gros ventre et ma tête et attendre que les coups de pied et de poings, cessent. Vulnérable, j’étais devenue vulnérable, je l'ai compris pendant la nuit que j'ai passée dans la voiture. Je n’avais pas les moyens de partir et je ne me voyais pas quitter le domicile dans l’urgence si près de l’accouchement. Une nuit, notre fils avait deux mois et tétait mon sein, il me frappa le visage à coups de poing. Une autre fois, il me réveilla à 4 heures du matin pour m’invectiver de noms d’oiseaux et me frappait avec une violence de plus en plus accrue. Mon fils dormait dans notre grande chambre et j'ai vu son regard terrorisé et entendu ses cris. Je me suis dit que si je n’avais pas le cran de quitter mon agresseur pour moi, il me fallait le faire pour le protéger, qu’il n’était pas question de lui faire vivre ce que j’avais connu étant enfant. 

Sabrina (violence conjugale)

J'ai 36 ans, divorcée, trois enfants. Je suis restée 22 ans avec mon ex mari. Je l'ai connu à l'âge de 13 ans. Déjà à cette époque, il était bagarreur, avait tendance à boire, sniffait de la colle, fumait des joints,... mais j'étais amoureuse et je me suis dit que j'allais le changer. Dès cet instant, s'est installée autour de moi une prison dont je n'avais pas conscience. Je n'ai plus pu parler à aucun garçon, même pas de ma classe, je ne pouvais plus sortir avec des amies car c'était mal, je ne pouvais plus m'habiller en jupe,... je pensais ça normal, j'étais amoureuse et c'était mon premier. Mais lui de son côté ne se gênait pas.
L'adolescence passée, nous nous mettons en ménage. Il travaille, moi pas. Je veux continuer mes études mais il me pose un ultimatum : les études ou lui. Je renonce. Il veut un bébé, je tombe enceinte. Pendant ma grossesse, il a un grave accident de travail. Il tombe un an dans l'enfer de l'héroïne, ce que je découvre seulement après de nombreux mois. Je le quitte. Cela durera trois jours car il vient me rechercher en pleurant et me promettant d'arrêter, chose qu'il fera après le cauchemar des nuits blanches et de la méthadone. Moi, je ne peux pas travailler car je m'occupe de bébé et de Monsieur, pour qui j'ai peur d'une rechute et à qui je n'ose pas confier le petit.
Les choses se calment, il retravaille mais insidieusement se met à boire. Il rentre saoul du foot et m'agresse verbalement. Il m'a toujours dit que si je le quittais il me tuerait ou qu'il me frapperait tellement fort que plus aucun homme ne voudrait de moi. Lorsque je trouve un petit boulot, il m'accuse de toutes les coucheries du monde car il y a un homme dans le bureau !!!!
Toujours amoureuse, je tombe enceinte du 2ème enfant. Nous achetons une maison et nous sommes pris dans les travaux, le train train et les saouleries mais rien de trop grave. Trois ans plus tard, je tombe enceinte du troisième enfant. Nous vendons la maison pour acheter une plus grande qu'il refera de ses mains en plus de son travail. Moi, je gère tout, les enfants, les papiers, le ménage,.... A partir de là, la descente aux enfers commence. Il se met à boire de plus en plus souvent. Chaque occasion est bonne. Je suis malheureuse et me plains auprès de mes proches qui me disent de dédramatiser, que j'ai tout pour être heureuse. Les trois dernières années de mariage ont été un cauchemar. Je m'isolais de plus en plus. Mes sentiments sont partis petit à petit car quand il a bu, il est très méchant verbalement. Lors d'une crise de boisson, il m'a mis un couteau sous la gorge pour une serviette de bain qu'il n'arrivait pas à nouer autour de sa taille, disant que c'était de ma faute. Pourtant, aux yeux de la société, nous donnons l'image de la famille parfaite.
Lors de fêtes de fin d'année, ma vie a basculé. Il était en congé pour deux semaines et je lui demandais un coup de main pour m'occuper du repas pour 25 personnes. Il a bu en cachette et a cuvé tout l'après midi. A son réveil, ironiquement, je l'ai remercié pour son aide. Il m'a répondu : " ici connasse, t'as juste 2 choses de permises : fermer ta gueule et faire ce que tu as à faire ". Pendant le réveillon, il a pourri l'ambiance en proférant des propos antisémites, se moquant du seul homme qui ne buvait pas (étant aux alcooliques anonymes) et me harcelant sexuellement devant tout le monde (réflexions, main aux fesses, etc.). Lors du nouvel an, re-belote, criant que l'on va tous mourir du cancer. Mon grand-père venait d'en décéder et ma grand-mère était abasourdie. Quand tout le monde fut parti, il me fit des compliments et des avances que j'ai refusées. Il a alors avalé des médicaments et s'est sauvé à l'arrivée de l'ambulance. Au petit matin, un ami l'a ramené dans un état lamentable. Il m'a poursuivi dans la maison en hurlant qu'il est un dangereux psychopathe et qu'il va me tuer. Il a uriné partout avant de partir à  l'hôpital, d'où il se sauvera après quelques heures. Son manège durera une semaine.
Je lui ai demandé de faire une thérapie, ce qu'il a refusé. Alors, moi, j'en ai entamée une qui me fait sortir tout doucement de l'enfer et qui me fait comprendre beaucoup de choses. Je repends parfois espoir mais me dis de plus en plus souvent que mon couple est mort. Au cours de l'année, tout empire. Quand il rentre du travail, ses premiers mots sont "ha t'as un bon cul ! ce soir, tu l'auras dedans". Pourtant, je m'efforce de ne pas le frustrer car sinon il me tire la tête, claque les portes, etc. le lendemain. Quand je lui demandais s'il était de mauvaise humeur, il répondait que non, mais comme je lui avais posé la question, j'avais gagné! il allait l'être pour tout le week-end. Parfois, à table, devant les enfants, il me faisait pleurer, me disait que le dîner était dégueulasse, il apprenait le racisme aux enfants, leur disait que les profs étaient des cons et que leurs devoirs ne servaient à rien car ce seraient de futurs chômeurs,.....
Je me sentais de plus en plus mal et, à la fin de l'année, ma psy m'a dit que je mourais psychologiquement et qu'il fallait que je sauve ma santé psychologique et celle de mes enfants. Mon rêve était de divorcer et d'être libre de lui mais j'avais peur des menaces de mort. Elle m'a donné du courage et je suis allée voir un avocat. Quand j'en ai parlé à mon mari, il m'a supplié à genou mais je n'ai pas cédé. J'étais devenue sa chose, son jouet. Nous avons cohabité 4 mois en instance de divorce le temps que la maison se vende. Un enfer. J'ai tout eu, menaces de mort, de mettre le feu à la maison, de m'écraser en voiture sur le trottoir. Il a eu des aventures et me les racontait dans le but de me faire mal. Il m'a fait croire, car je parlais à un ami, qu'il avait payé des albanais pour le faire assassiner...
Je suis maintenant divorcée et l'enfer continue. Il vit avec quelqu'un qui est monté contre moi car il est "si gentil avec elle", un ange selon ses dires. J'ai dû déposer plainte contre lui après des menaces de frapper mon ami. Il a fait intrusion chez moi et est venu l'attraper à la gorge. Mon petit de 7 ans était terrorisé, c'est même lui qui a appelé la police. Envieux de ma nouvelle situation, il m'a dit qu'il fera tout pour me mettre dans la misère et me pendre les enfants. Je suis démolie, seule. J'ai perdu tous mes amis car je passe pour la mauvaise qui a osé demander le divorce d'un homme aussi parfait et courageux. Heureusement, quelques intimes de la famille savaient, l'ayant déjà vu à l'œuvre et me soutiennent.

Eloïse (amoureuse d'un mythomane)

J'ai 18 ans et si je vous écris c'est pour vous confier mon témoignage. Je me suis sentie très concernée par votre article sur la manipulation et sur la mythomanie. Cela fait maintenant un an que je suis avec un homme de quatre ans mon aîné qui m'a brisée. Il exerce encore une telle emprise sur moi, malgré le fait que j'ai "cerné" le personnage, que je n'ai pas encore trouvé  la force ou le courage (ou je ne sais quoi d'ailleurs) de le quitter.
En fait, notre relation a commencé sur les chapeaux de roues. J'avais besoin d'aimer, j'étais contente de trouver un garçon si gentil et avec qui je m'entendais si bien. Très vite il m'a promis monts et merveilles. Il était parfait. Il voulait déjà s'engager avec moi au bout d'une semaine, me disait que j'étais l'amour de sa vie. C'est très agréable en fait, de se sentir l'amour de la vie de quelqu'un. Je lui ai confié des choses très intimes, des choses que j'ai vécues et qui m'ont beaucoup fait souffrir. En fait, face à lui je n'avais pas honte d'être résiliente et, au départ donc, je trouvais même en lui une personne qui m'écoutait et qui m'appuyait dans ma confiance en moi. Face à mes confidences, il répond par les siennes. Elles sont terribles. Il me raconte des choses très durs : un viol, commis par son grand-père. Et puis il insiste sur le fait que ses parents le persécutent, l'ont déjà privé de domicile, et qu'ils préfèrent son frère aîné. Il est musicien, explique beaucoup de choses par son "tempérament d'artiste" justement. Se sent incompris, répète souvent que je suis la seule à le comprendre.
A l'époque je suis en terminale L, je songe à faire une prépa littéraire, j'hésite encore.  Ma famille est sur le point de voler en éclat en raison de la mésentente de mes parents qui durent depuis toujours, me semble-t-il, et qui touche à sa fin puisque moi, la benjamine de la famille, j'approche de ma majorité. La tension est à son maximum, et je trouve dans ses bras un refuge, dans ses paroles une certitude quand tout s'effondre. De plus, il m'encourage à consommer de la drogue, cocaïne et LSD surtout.  J'ai compris depuis que ce nuage sur lequel il me gardait pour lui seul lui était d'un grand recours dans sa logique de manipulation.
Il se confie donc à moi et je suis flattée par cette confiance. Il me présente aussi très rapidement à ses parents. Je crois que je l'ai déçu parce que j'ai été polie avec eux. Il était déstabilisé, il répétait que sa mère allait me manipuler. Sa mère et moi  avons sympathisé. Elle s'est mise à me parler lorsque parfois nous nous retrouvions toutes les deux seules. J'ai vu une mère fatiguée, stressée, ne parvenant pas à comprendre son fils et se remettant beaucoup en question. Alors de fil en aiguille (et puisqu'il m'avait dit qu'il avait déjà évoqué son viol avec ses parents mais que ceux-ci ne l'avaient pas cru) je l'amène à revenir sur certains événements. Mais elle m'explique que ça ne "colle pas" et qu'il ne s'est jamais retrouvé seul avec son grand-père car ses grands-parents habitent loin, et qu'ils ne sont d'ailleurs jamais allés en vacances chez ces derniers. De ce mensonge-là, bien que j'ai du mal à le reconnaître, tout s'enchaîne. Je comprends que sa vie n'est en fait qu'un mélange de mensonges, fruits de son imagination ou inspirés par la vie de Kurt Cobain (qu'il adore). 
S'ajoute à ces nombreux mensonges un comportement terriblement jaloux et possessif. Il me reproche de ne pas m'investir, veut connaître tous mes amis, tout de moi, me surveille, devient intrusif même puisqu'il lit mes sms.
Au bout de six mois, en raison de difficultés au sein de ma famille, il faut que je quitte le domicile de mes parents. Je cherche alors un logement abordable, fais des démarches pour obtenir des aides. Il vole à mon secours et refuse que je me débrouille par moi-même. Après mon baccalauréat, qu'il travaille et que je me repose, un jour, son compte msn se connecte. Ce que je lis me sidère, il envoie encore des e-mails à son ex , l'appelant par le même petit surnom qu'il me donne, lui  écrivant en texto ce qu'il me dit à moi. Ce jour- là, je suis prête à partir mais il me rattrape encore en me martelant que ça n'est rien et que c'est moi qu'il aime. Il répète sans cesse que je le fais devenir meilleur et qu'il a beaucoup changé, qu'il a compris, qu'il n'aimera jamais que moi.
Grâce à une certaine lucidité et malgré la tristesse, la colère, et la nausée que tous ces événements ont provoqué chez moi, je vais tenter une nouvelle fois de le quitter. Je crois que je me le dois. Je me dois d'être heureuse.

Isabelle (harcèlement moral au travail)

Embauchée dans une nouvelle entreprise depuis le mois de juillet, peu à peu, je me suis sentie de plus en plus mal à l'aise. Plutôt consciencieuse et respectueuse des consignes qui m'étaient données, j'effectuais mon travail du mieux que je pouvais sans parvenir à obtenir satisfaction de la part de mes employeurs qui alternaient pourtant, compliments et reproches. Au fil des jours, je me suis sentie de plus en plus désorientée, stressée commettant des erreurs là où je n'en n'avais jamais faites auparavant. Angoissée, je n'arrivais plus à trouver le sommeil, je manquais d'appétit et petit à petit je me suis aperçue que je ne pensais plus qu'à ça !
Un soir où j'étais plus déprimée que d'habitude venant d'essuyer une fois de plus un discours moralisateur de la part de mon employeur, j'ai eu l'idée d'aller sur un forum de discussion sur internet concernant le harcèlement moral au travail (je commençais à m'en apercevoir) et de fil en aiguille, j'ai fini par comprendre que j'étais peut-être victime de manipulation mentale. En tapant cet élément, je suis tombée directement sur votre exposé concernant ce processus et tout s'est éclairé ! J'ai retrouvé dans votre exposé tous les éléments (comportement, paroles, actes...) etc... qui me déstabilisaient depuis le début. Le lendemain, je donnais ma démission sans aucun regret ni culpabilité, soulagée d'un grand poids. En quelques jours, j'avais retrouvé mon équilibre, mon appétit, le sommeil et ma joie de vivre.  Je suis à nouveau pleine de projets et d'envies et j'ai confiance en l'avenir pour retrouver un travail rapidement.

Jean-Pierre (rupture amoureuse)

« Je suis très heureux d'être tombé sur votre article " la rupture amoureuse" en surfant sur google, car je viens de vivre  une rupture qui risque de me  traumatiser encore longtemps, tellement cela a été violent verbalement et psychologiquement. La violence physique a été évitée de peu.
Votre article m'a été d'un grand réconfort car il m'a conforté dans l'idée que j'ai de dépasser cette épreuve. Je me pose évidement encore beaucoup trop de questions, la rupture date de 2 mois, nous avons été ensemble pendant 4 ans. J'ai 47 ans et un passé qui n'a pas été toujours facile à gérer, j'ai vécu un premier échec dans les années 90 et pense avoir beaucoup évolué depuis cette période. Je peux dire que ce premier échec m'a été très bénéfique pour une meilleure connaissance de moi- même, j'ai trouvé la confiance en moi et je me sentais bien dans ma peau lorsque j'ai rencontré mon ex-conjointe.» J.-P.

Marie (manipulation au quotidien)

Manipulations. Pardon me, your teeth are in my neck (excusez moi, mais vos dents sont dans mon cou), article du 12 avril 2004. Un texte glaçant qui parle de manipulation au quotidien.
Histoire de fous... Singin'in the rain, article du 3 avril 2005. Ce texte est la suite de Pardon me... Il éclaire de façon impressionnante comme on peut cicatriser après s'être arraché(e) à un manipulateur ou à une manipulatrice. 
Merci à Marie pour ce partage et à Martin pour son site : http://martinwinckler.com/

Agnès (bénéfice d'une psychothérapie)

« Témoignage pour le site Internet, que j'affectionne tout particulièrement. Il est dans mes favoris. Quand j'ai le cafard, comme en ce moment, puisque j'ai quitté l'homme que j'aimais (Je l'aimais mais il me malaimait) je le consulte régulièrement. Il m'aide tous les jours à surmonter, à comprendre. J'espère qu'il m'aidera également à changer de costume. Ce costume trop étriqué et revêtu depuis 50 ans. Car il ne suffit pas de prendre conscience, de savoir et de comprendre, mais il faut enrayer le mécanisme, et poser les cailloux du sac à dos au sol. C'est là toute la difficulté. Merci Isabelle de votre aide précieuse. 
"Aucun oiseau ne saurait chanter dans un buisson de silence" René Char.
Voici à mon sens une des raisons pour lesquelles suivre une thérapie n'est ni une honte, ni une folie, ni une hérésie. Pour aimer, pour s'aimer, il faut se comprendre et comprendre l'autre. Ce qui impose de se parler . A soi-même et aux autres. Se dire les choses, et écouter les autres. Échanger toutes sortes de propos, sans se sentir juger, sans se projeter.
» A.

Paul (bénéfice d'une psychothérapie)

« C'est de ma propre initiative que j'ai consulté un psychologue pour la première fois il y a environ cinq ans. Après une courte thérapie pour un petit problème personnel, j'ai à nouveau eu recours à la psychologie pour un traitement plus en profondeur qui dure maintenant depuis 18 mois. Je peux assurer que cela a reconditionné positivement plusieurs facettes de ma vie et m'a permis de retrouver un équilibre mental sain et serein. Également, j'ai pu découvrir certains côtés enfuis de ma personnalité que je n'avais jamais imaginés aussi riches.
Qui ne connaît pas de moments difficiles dans sa vie ? Qui ne se pose pas à certains moments des interrogations qui restent sans réponse et qui restent un fardeau à porter pour peut-être tout le reste de sa vie ?
Une petite aide aurait été bien salvatrice à ce moment-là...
Je ne peux donc que conseiller à tout un chacun de ne pas hésiter à avoir recours à ce type de thérapie auprès de professionnels diplômés (important) et surtout ne pas avoir honte d'en parler.
Rangeons une fois pour toute au placard cette idée préconçue qu'il faut être fou pour être suivi par un(e) psychologue !
»

Patrice (profondeurs)

Juste quelques mots pour vous exprimer toute ma gratitude, tellement vos mots et votre Présence me guident vers une source de joie profonde.
Tout bouge, et pourtant l’unité demeure.
En profondeur.

 

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